Mercredi 22 octobre 2008

 
































                                                                               Enfin, à nous les crocos!

 






















                                                                         Z'en  voyez des crocs vous?
































                                                            non, je vois rien!  triple buse, où sont ils?
































                                                                                     on brûle!

































                                                                            qui se baigne?
































                                                          moi j'y vais pas, j'le sens pas trop...
































                                                             y'a pas de crocos ici!





bon , toujours pas de crocs à l'horizon, serait ce une légende???
Le lendemain nous sommes à Coinda, au bord de la Yellow water river, et là!





















































                                                                         des vrais...en cuir!



































                      Yellow river au petit matin, c'est l'heure de la pêche au Barramundi.











































et ça a fini par mordre. Le p'tit bonhomme (Mathew) vient de loin, Melbourne, et rêvait de sortir un "Barra". voilà qui est fait.
Le soir au bbq, nous nous sommes régalés à 11 dessus!!


Puis c'est l'incontournable galerie de peintures rupestre d'Ubirr, à l'extreme est du park





























































































Darwin n'est plus trés loin, à deux heures de routes.
Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 21 octobre 2008







































































































                                Devils marbles , à mi-chemin entre Alice springs et darwin



retour en arrière, nous venons d'avaler 1000 km sur l'axe alice springs/darwin.
Comme toujours, nous avons un fort vent de 3/4 face.
Jamais arrière, toujours de face. Que nous montions ou descendions , direction est ou ouest, ce maudit vent nous accompagne en permanence, et de face!
Sauf la nuit, le vent tombe des que le soleil se couche, et redémarre un peu avant son lever.
 Grace au cours du CNED seconde nous savons désormais si: nous avons affaire à une dépression ou un anticyclone. Les vents tournent à l'inverse de ceux en hémisphère nord, à priori aujourd'hui ça ressemble à un anticyclone. De toute manière le soleil brille, fort!
Le gros plus de voyager en période de build up c'est que la majorité des touristes, européens et australiens, ont quitté le nord, et du coup tous les endroits à visiter sont déserts.
Le busch camp de Mataranka, 12 miles camp, où nous installerons la tente, est quasi vide.
Nous dénombrons 4 voitures.































                     "bitter springs" à mataranka, une eau à 34° parfaitement limpide.













         














   " Hot springs" à Mataranka: les arbres sont remplis de grosses chauves-souris!!

































  le "12 miles camp", personne à l'horizon. Pendant l'été, la saison humide, la rivière en contrebas déborde et son niveau passe au- dessus du toit du fourgon.




























































Pas moyen de regarder un film en paix!!! caravan park à Katherine, dernière ville avant Darwin.
























                                            pause Cned au BP de Katherine.       
















































                                          source chaude de Katherine, le rêve!

Prochain arrêt: Kakadu national Park







Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 20 octobre 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
































































le bower bird, que nous n'avons pas réussi à  photographier (quand l'appareil fait clic, l'oiseau est loin!) est étonnant.
Il construit de magnifiques nids pour une prétendente, et travaille particulièrement la décoration.
Il accumule  ainsi une multitude de petits objets, qu'il place avec soin autour de sa construction, et toujours de même couleur . Un vrai brocanteur!
Dans ce cas ce sont des objets vert et blanc. Rien d'autre! coquillages, cailloux, morceaux de plastique, capsules de canette de bière, papier alu, morceaux de verre.......

Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 20 octobre 2008
Petit coup de mou dans notre exitation à vous faire partager notre "petite aventure", alors nous allons faire une petite projection en avant, car nous avons fait une rencontre surprenante.
Aprés quelques jours studieux à Darwin, nous nous sommes remis en route , direction le sud.
Nous reviendrons sur ce passage,.
Bien au sud de broome, bien aprés Port hedland, 250 km au sud de Karratha, une voiture sur le bas côté attire notre attention.
La voiture semble en trés mauvais état, une personne est étendue sous une bache en plastique à côté, et deux chameaux broutent paisiblement .
Nous nous arrêtons, un peu inquiets et nous dirigeons vers la voiture.
Nous entendant, la personne s'est levée et vient à notre rencontre. Tout semble aller bien.
Subitement nous avons un flash, nous avons déjà vu cet équipage quelque part.
Sur le blog des mathieu?
Voici donc notre rencontre surprenante:















































































Voici Klaus, et ses deux chameaux.
Débarqué d'allemagne  voilà 14 ans pour un tour d'australie en vélo, il n'est jamais reparti.
D'années en années, de tours en tours, il a changé d'équipage pour finalement en venir à la voiture verte: camel power!!
Un petit plein d'eau toutes les 3 ou 4 semaines, pas de vidange, pas d'électronique en panne, son attelage est trés fiable.
Klaus arrive de Darwin , via la Gibb river road, et se rend chez une copine à Monkey Mia, environ 600 km au sud.
A raison de 20 ou 30 km/ jour le bougre est patient.
 Un de ses chameaux a marché sur un morceau de verre, l'obligeant à une pause de quelques jours, le peu d'eau qu'il lui reste est conservé pour l'essentiel, la boisson.
Nous nous demanderons avec mariedo , pendant le reste du voyage, comment on peut retourner à une vie aussi "simple"!
Mystère et boule de gomme, en tous cas le personnage est sympathique, connait chaque recoin de ce pays, chaque point d'eau, un bouquin sur pied.
Comme quoi, du camping car des plus sophistiqués aux backpackers en fourgons psychadéliques, que l'on soit un adepte du quatre roues, du deux roues ou même du "quatre pattes", tous les moyens sont bons pour parcourir cet immense pays...

Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 19 octobre 2008
Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 18 octobre 2008

Aprés une nuit au "Ayers rock campground resort", nous aurions pu retourner voir le roc , grimper dessus, en faire le tour, retourner aux Olgas.
Oui mais voilà, l'accés côté ouest est payant : 25 dollars par adulte. Raaahhhhh, le racket, c'est bon, on a vu le caillou, on s'en va !
La prochaine étape est Kings canyon, un petit 300 km.
La température commence déjà à grimper, et lorsque nous arrivons au "Kings canyon campground resort", miracle, une piscine nous attend. Bon d'accord, elle est pleine à craquer, mais c'est bon à prendre quand même.
Nous revoyons quelques voitures, aperçues au précédent resort. On se fait coucou.
Première nuit de suée, la température ne descend pas sous le 30°.
A  5h00 tout le monde est debout,  à 5h30 le camp est plié,  et à 6h00 les tartines et le café avalés.
Une première.
Il risque de faire chaud, et nous ne voulons pas nous faire prendre dans le canyon en plein cagnard.
à 7h00 nous sommes à pied d'oeuvre, et loin d'être les premiers.
La boucle par les crêtes du canyon fait 6km, et commence par une bonne grimpette ou tout le monde tire la langue.
Pour faire court, c'est beau!
Notre matinalisme a payé, lorsque nous sortons du canyon, le parking s'est rempli d'autobus, c'est un vrai cortège qui entame l'ascension. Bien joué!
Nous avalons un autre café (du vrai, pas en poudre) et reprenons notre route. Une piste, laparinta ou larapinta drive permet de rejoindre Alice springs en passant par le West Mac donnel range.
C'est donc reparti pour 300 km de corrugations.
En route nous croisons un   ............................................................................... cycliste! Diable, il a le vent contre, ça monte, c'est corrugué, que fait- il ici?
Nous ralentissons, et stoppons à sa hauteur. "Howzitgoin" lui demandons- nous? "Itizolraillte" répond- il avec une bonne pointe d'accent! Un français? Non, un suisse.
Il a quitté sa suisse depuis 2 ans, à vélo, est parvenu jusqu'à Darwin, qu'il a quitté depuis 22 jours, descend à Adélaide en faisant un crochet par kings canyon et ayers rock!!!!!!
lui:Y'a combien de kilomètres jusqu'à kings canyon? 
nous: 148 km.
Il est déjà midi, la nuit tombe vers 5h30, va falloir qu'il pédale vite!
Nous buvons un coup ensemble, on se souhaite bon vent et il nous conseille de faire une halte à "regans fall" d'où il arrive ce matin, c'est chouette .
Nous mettons cap sur "regans fall" pour le pique- nique , il nous faudra près d'1 h 30 pour l'atteindre, 120 km plus loin.
Le bougre a déja parcouru 120 km depuis ce matin!

C'est le dry depuis un bon bout de temps,  c'est plutôt sec.
Le stop du soir se fera à " Glenn Helen resort"!! 
ce coup là c'est vraiment sympa, c'est une vieille ferme , bonne ambiance, pas de chichi. Une belle pelouse bien verte nous est proposée. Et comme à chaque fois, nous nous faisons bananer, nous déclarons l'âge réel de clara, 16 ans, et comme d'hab nous payons pour 3 adultes et 3 enfants. A partir de ce jour clara n'a eu plus que 14 ans, et certains jours nous n'avions plus d'enfants.Non mais dit!!
Un vent de sable s'est levé, il devient difficile de distinguer la montagne en face.
Le lendemain en arrivant à Alice springs, c'est la consternation: de partout des arbres déracinés, du ruban jaune de balise partout, une tornade est passée par là, laissant la ville sans électricité pendant une journée. 
On était bien dans nos montagnes...

Premier bilan: l'équipage commence à être rodé, les gestes se font surs, chacun fait son job sans réfléchir, le camp se monte et se démonte comme de rien. Chaque chose a trouvé sa place dans la voiture.
Nous sommes contents d'être arrivés jusque là! Maintenant c'est du bitume jusqu'en haut, plus de soucis à avoir.

 



















































































































































































































ça ne rend rien, les photos sont minables.

































                                                                                  le p'tit suisse

Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 18 octobre 2008



























Après 1200 KM  sur la Great Central Road, nous quittions enfin la piste, pour découvrir les "Kata Tjuta" ( monts olgas), un groupe de monolithes plus petits et plus arrondis que Uluru et ausi moins connus. Pourtant nous les avons trouvés tout aussi ,et voir plus, impressionnants que le gros rocher rouge. Leur nom signifie en langue aborigène " beaucoup de têtes" et il s'agit également d'un site sacré pour la population aborigène.

































































Uluru ( Ayers rock) est, quand à lui, un monolithe de 3,6 Km de long et de 348 m de haut ( 867m au-dessus du niveau de la mer). Il surgit au milieu de nul part et sa couleur varie ( de l'oranger au rouge de plus en plus profond) en fonction des moments de la journée.
Il attire pas mal de monde, ce qui gache un peu la visite, puisqu'il est l'emblème de l'Australie.
Donc, au coucher du soleil ou à l'aube, les touristes, dont nous faisons partie,( de nombreux tours opérateurs organisent le voyage jusqu'à Uluru) s'installent face au roc, pour admirer les changements de teinte de la roche. Certains se la joue un peu, en sirotant leur coupe de champagne, l'air illuminé....pendant que d'autres sortent le matos haute définition et bombardent le roc de flash incessants....
Uluru est un site sacré et son ascension est vivement déconseillée par le peuple aborigène. Pourtant, nombreux sont ceux qui se lancent dans l'escalade du rocher ( partout, des panneaux mettent en garde contre le danger que représente cette ascension et le caractère spirituel que revêt ce monolithe!).





























































                                                                             par ici la grimpette

















Voilà un de ces touristes, venu de très loin pour photographier le roc...

Ceci dit, il a d'la gueule, ce rocher!!!
Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008


Au jour 2 de notre périple, nous arrivons à Kalgoorlie, 800 km à l'est de Perth.
C'est une ville minière trés vivante, qui abrite la plus grande mine d'or à ciel ouvert d'australie: Superpit.
On entend parler de Superpit un peu partout en western australia, car comme vous ne le savez pas, depuis quelques années c'est l'exode de toute une partie de la population pour le travail dans les mines:( d'or, de fer, de cuivre, de bauxite, d'uranium, et pleins d'autres trucs finissant par "ium". Le sol est plein à craquer).
On les appelle les FIFO (fly in fly out), ces gens qui partent pour 15 jours de travail, suivis d'une semaine de repos à la maison. 15 jours à trimer, 10 heures par jour. FIFO, parce que l'employeur les promènent en avion.
Certains font même du FIFO depuis la côte est, car ça vaut vraiment la peine de bosser comme mineur: des salaires colossaux.

Dans les campings, derrière le bbq, personne ne se gène pour annoncer son salaire de mineur: au minimum cinq zéro aprés le 1! souvent c'est même un 2 avant les cinq zéro.
Bref, à Superpit on gagne probablement trés bien sa vie.
Superpit est gigantesque: 4 km de long, 1,5 de large, bientôt 500 m de profondeur, et ça continue de s'enfoncer.
C'est un cortège sans fin de "supercamions" qui y rentre et en sort, 2 heures de route aller/retour.
Souvent les filles sont au volant, elles sont plus douces avec les mécaniques.
Chaque poids lourd trimballe ses 225 tonnes de minerais, d'où sortiront aprés traitement quelques grammes d'or.
Ca peux donc sembler un peu fou tout ce travail pour juste quelques grammes par camion.
Gagnent-'ils de l'argent?
Apparemment oui, puisque chaque once d'or, vendu 950 dollars leur en rapporte 100 nets.
Chaque année Superpit produit 900000 onces, soit environ 30 tonnes d'or.
































                                                  3 ou 4 de ces "supergodets", et supercamion est plein!
































































                                                les petits traits rouges sont les camions
















                                                                                       ceux la



Le filon est loin de s'épuiser, d'aprés les géologues, ils peuvent creuser pendant 150 ans! La mine va s'enfoncer dans le sol, et pourra descendre 1500m sous le niveau actuel. Du travail assuré pour des années à venir.

Le stop suivant fut dans le "hall of fame", la première mine de kalgoorlie.









































nous n'irons pas trés profond, un petit - 40 mètres. Pablo mesure 1,4m , imaginez les conditions de travail des mineurs.












































petite anecdote rigolote, voici le coin toilette. Pas de fosse septique, ni tout à l'égout , une personne se chargeait de remonter périodiquement ce toilette afin de le vider à la surface.
Job ingrat, mais que curieusement la personne en charge ne rechignait pas à exécuter. En fait chaque mineur faisait une offrande en or massif, et pendant des années les mineurs et le porteur de toilette se sont enrichis au nez et à la barbe de la mine.


Et à la sortie de la mine nous nous sommes essayés à la prospection d'or.
































































           pas de quoi acheter un malabar, mais ça nous a motivé pour revenir faire un tour dans le coin!

Le soir même nous dormions à Menzies, 100 km au nord, et notre voisin de "caravan park" était un chercheur d'or.
Du matin au soir, il parcourt les tas de minerais abandonnés par les mines, avec son detecteur de métaux, et apparemment l'affaire est rentable puisqu'il est là depuis 3 mois, le sourir au lèvres.

Menzies c'est juste avant de s'engager sur la Great central, donc notre reportage est un peu à l'envers. J'espère que vous suivez!

Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008
































                                                    pour un aperçu de l'état de la route, clic on the photo

La great central road est une piste permettant de raccorder Laverton, au nord de Kalgoorlie, à Ayers rock, le gros rocher rouge, dans le territoire du nord.
Par rapport à la route bitumée passant par le nullarbor, ce sont 1500 km en moins à parcourir.
En théorie elle est praticable par tout type de véhicule. En pratique, seul les véhicules tout terrain s'y aventurent.
Elle traverse des territoires aborigènes, et , sauf à posséder une autorisation, il est interdit de se rendre dans les communautés qui la bordent.
3 roadhouses distantes d'environ 350 km permettent de s'approvisionner en carburant, en vivres et de profiter d'un camping.
C'était pour nous un gros point d'interrogation!
Qu'allions nous trouver?
La voiture n'allait -elle pas rendre l'âme en plein milieu? allions -nous rester coincés 23 jours à la première roadhouse?
Finalement beaucoup d'interrogations inutiles, aprés une heure de circulation nous étions devenus des briscards de la great central!!
Il  a suffit de trouver une vitesse de croisière suffisante, de boucher toutes les petites ouvertures permettant à la poussière de s'infiltrer, et de prendre son mal en patience.
Ce qui nous a rapidement interpelé, ce sont les épaves de voitures bordant la piste.
Dans un premier temps, nous en avons aperçu une ,toutes les 10 minutes, et puis tous les 2 km, et puis tous les 500 mètres.
Toute l'histoire de l'automobile australienne est là, rouillant sur les bas côtés de la piste. Parfois transformée en oeuvre d'art, comme cette série de voitures plantées avec le capot en l'air, source d'approvisionnement en pièces détachées pour d'autres, posées sur le toit, brulées, sans roues, elles nous ont accompagnés tout au long des 1200 km.
Nous avions même demandé aux enfant de choisir une couleur et de les compter!
 
 














































































c'est ainsi pendant tout le trajet, agrémenté de parechocs, batteries lâchement abandonnées, pneus (il doit y en avoir des milliers).
Curieusement, une autre piste , plus au nord et beaucoup plus touristique, n'est pas affligée du même mal!
Rien ne traine sur la Gibb river road, pas un seul pneu, pas une seule batterie, pas une seule voiture.
Traitement de faveur pour le touriste???

Mais il n'y a pas que des épaves sur la great central, il y a aussi...































































et  les roadhouses.
Ici, la plus petite communauté en australie, puisqu'elle se résume à 3 personnes: le patron, sa femme et un employé. La première bourgade est à 350 km, .

































et on trouve surtout la seule station météo du western australia, la Giles station, ouverte dans les années 50 pour les essais atomiques britaniques.(la photo a disparu dans la mort de l'ordinateur de clara)
Certains, comme Ray, Néozelandais, ont fait le détour, pour voir la niveleuse utilisée par Len Beadell, l'homme qui a ouvert la majeure partie des pistes du western australia: la gunbarrell highway, la Connie sue highway, la Anne beadell highway.





















la niveleuse, sagement parquée depuis 1963. Il ne pleut pas souvent ici!!
































dur à lire!! en gros ça explique que cette bonne vieille machine a commencée sa vie en 1953 dans le sud du pays, puis a ensuite passé 8 ans à ouvrir des pistes dans un espace vierge de 2,5 millions de km2, dans le désert de gibson, victoria et le great sandy désert, en parcourant un total de 30000 km.
Pas de semaine de 35 heures à l'époque, ni RTT, c'était un dur à cuir le Len!!!









Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008












































vous l'avez compris, nous sommes de retour au bercail.
retour un peu plus rapide que prévu, difficile de caler du CNED lorsque les températures passent la barre des 30° des 7h00 du mat, et 40° des 9h00.
Mais nous avons tenu 30 jours, serrés comme des sardines dans notre petit van, et c'est donc notre nouveau record.
Camper sous les tropiques est une expérience, il n'y a pas de mauvais temps, juste du matèriel mal adapté.
La tente 2 secondes ne mérite pas de passer le tropique du capricorne: au delà de 30 degrés il est impossible d'y respirer!
Nous avons racheté une troisième tente, 43 dollars chez coles, le bon vieux modèle avec double toit amovible, et une profusion d'aération.
C'était mieux, mais pas encore le top, car en période de build- up, les mozies, nos amis les moustiques sont voraces.
Alors nous nous sommes rencardés, car même si les australiens aiment voyager lourds, c'est à dire en caravan et camper trailer, il reste pas mal d'amateurs de tente.
Le secret d'une nuit agréable sous tente sous les tropiques: le ventilateur!!
Yep, un ventilo sous la tente, les deux portes ouvertes, les mousticaires fermées, les spirales antimoustiques au quatre coins , et c'est du dodo assuré.
Notre amie Charmaine, rencontrée on the road, nous a  gentillement offert son ventilo, modèle 30 cm.
Et effectivement , ce fut presque le bonheur!
Le problème se pose dans les bush camp et free camp, dépourvus d'électricité: c'est alors reparti pour des nuits bien courtes (petit somme entre 3 h00 et  5h00 du mat , lorsque le soleil pointe le bout du nez, et que la température remonte!)

Nous avons découvert le vrai goût de la mangue, qui est à des années lumière de celui de savonnette dont nous nous souvenions. Le prix n'a rien à voir non plus avec celui des mangues de "carrouf", à Noël!!
A Darwin, la mango, c'est du pur bonheur!
Nous avons d'ailleurs dû en ingurgiter 3 ou 4 lors du passage entre le "territoire du nord" et le "western autralia". A cet endroit, il y a comme une frontière où rien de végétal ne doit passer.
Alors on a le choix: soit tout jeter à la poubelle, soit reculer de 100 m et faire un dernier festin.
Impossible de sauver nos patates douces, carottes et autres légumes frais que nous venions d'acheter, à 10 heures du soir seul les mangos ont été sauvées!
Même notre pot de miel est passé à la poubelle!!!

Sous les tropiques on boit beaucoup. A nous 6 ça donne environ 20 à 30 litres d'eau qui disparaissent tous les jours, et il faut en permanence se préoccuper d'en trouver , afin de ne jamais en manquer.
Notre frigo peinait , comme nous d'ailleurs... au delà de 40° dans la voiture il ne parvenait plus à nous maintenir de l'eau fraîche.
La clim de la voiture était en panne déjà avant notre départ et nous ne nous sommes pas préoccupés de la faire réparer, croyant être plus résistants que les aussies, qui la branchent à tout bout de champ!! Grosse erreur ( toujours prendre exemple sur les locaux!!), puisque à plusieurs reprises le thermomètre a affiché plus de 45° degrés, avec un record de 49° à Katherine.
Maintenant un petit 37 ne nous fait plus rien!
Le véhicule est revenu entier, pas perdu un seul boulon malgré les 2000 km de pistes avalés.
Piste = corrugation= tôle ondulée.
Un mystère! Comment cette ondulation se crée- t-elle? C'est à la limite du supportable! Par instant le véhicule semble vouloir se désintégrer. la seule solution consiste à rouler au delà de 80km/h, alors qu'on voudrait flaner à 30 à l'heure!
Et il y a également les floodway (route submergée) qui parfois cachent un piège: une tranchée de 2 mètres de profondeur qui correspond au passage d'une rivière en saison humide. Donc on arrive à 90 km/h, pour survoler les corrugations , et subitement cette tranchée nous oblige à ralentir pour éviter le décollage.
On s'est fait avoir quelquefois,  puis pablo est passé maître dans la surveillance, en nous criant systématiquement : floodway, ou dip!!!
voilà, nous avons donc parcouru 10000 km, avons passé à deux reprises le tropique du capricorne, sommes passés du 32° au 12° parallèle, avons vu des dizaines de gorges, des chameaux sauvages, des vaches, des buffles, vivants et morts, des kangourous, des lézards, des crocos, des carcasses de voitures, des baobabs, des oiseaux par milliers, des aigles alourdis par des festins, des britzs par centaines ( un article consacré aux Britz viendra ultèrieurement), des australiens sympas, des roadhouses hors du temps et avons bouffé pas mal de cette poussière rouge.... Tout ça ne va pas être simple à raconter...

Par marcoux
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Derniers Commentaires

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus